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Dédicace – rencontres

Rencontres


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Salut Jean ! Je suis Guscht (Auguste). Tu te rappelles de moi? Nous étions ensemble à Sedrata (en Algérie, dans les années 1955-57). C’était à Sélestat, lors de la séance de dédicace à la librairie Wackenheim. Malheureusement, si je me souvenais très bien de Sedrata,  je ne me souvenais pas de ce cher Guscht. Nous aurions pu, tels des anciens combattants, parler de la guerre d’Algérie. Mais il m’a longuement parlé de sa femme, malade d’Alzheimer. Un tout autre combat. Mon livre l’aidera-t-il dans l’accompagnement de sa femme ?

Avant lui, à mon arrivée à la librairie, ce fut une des vendeuses qui m’a confié qu’elle aidait sa maman,  malade d’Alzheimer : Elle sait encore faire des choses, travailler dans le jardin. mais pour combien de temps ? Quand je vais la voir après mon travail, je me demande toujours si elle n’a pas oublié de fermer le gaz …

Une femme, assez jeune, s’assoit à côté de moi et me dit, d’après ce qu’elle a lu de mon livre dans les DNA, qu’elle admire mon amour pour Janine tout au long de sa maladie. Mon mari, dit elle, m’a quittée en raison d’une maladie chronique que j’ai contractée…

Un autre encore, un certain Materne H1. m’a écrit la lettre suivante: Bonjour Jean. Quand j’ai lu L’Alsace du 3 février avec l’article Journal du pays d’Alzheimer et le nom Jean Witt, je me suis dit : Mais je connais ce Jean ! On a été incorporé le même jour au Quartier Rabier à Sarrebourg. C’était au printemps 1955. Après les classes, direction l’Algérie, en passant par le Camp Sainte Marthe à Marseille. Je ne sais pas si tu te souviens de moi. Je corresponds toujours avec Bisch Joseph, ton voisin, rue de Reims à Altkirch. Je me souviens de Sarrebourg, de Bisch mais, hélas, pas de Materne.., c’est aussi un ancien d’Algérie.

Materne H ajoute : Après 48 années en mission au Togo, je suis actuellement dans notre maison d’accueil des anciens à Saint Pierre près de Barr. Malheureusement, bien gêné de me déplacer, je ne pourrai pas venir à Sélestat le 27 février …

Materne m’a demandé que je lui envoie un exemplaire de mon livre. Ce que j’ai fait. Il m’a écrit une deuxième lettre : Merci pour la profondeur de ta dédicace. Je ne lirai pas À l’écoute de ton visage, mais je le méditerai. Merci aussi de ta grande lettre qui me donne un aperçu  de votre vie , de votre vie dans la maladie, de votre vie après le décès de Janine, de toujours, : votre vie, un sacerdoce […]. Je suis content d’avoir rencontré votre vivant et vivifiant témoignage.

Après quoi, il m’a commandé un exemplaire de mon premier livre : La plume du silence.

dedicace pierre muller mulhouseLa séance de dédicace, le 6 février, à Mulhouse, a donné lieu, elle aussi, notamment à deux belles rencontres d’anciens, non pas d’Algérie, mais d’Altkirch. L’un d’eux, Pierre Muller, 89 ans, étant le père de Jacques Muller ancien maire de Wattwiller et ancien sénateur. Comme Guscht, Pierre m’a salué d’un cordial : Salut Jean ! … Il accompagne sa femme, malade d’Alzheimer. Sa crainte est qu’elle ne tombe de nouveau, car alors elle ne pourrait plus marcher du tout.

Un couple de médecins, amis de Philippe, nous a invités après la séance de dédicace à la pâtisserie le Petit Mozart. La femme, Valérie, accompagne des malades aux soins palliatifs. Sur Facebook elle a écrit : Je viens de lire La plume du silence, et vais à présent entamer À l’écoute de ton visage. Le scribe du silence est un écrivain prenant, et son témoignage est remarquable.

1 En en parlant à Justin, curé de Weitbruch, celui ci me dit qu’il connaît bien ce Materne car ils appartiennent tous les deux à la Société des Missions Africaines. Il le visite régulièrement à Saint Pierre … Le monde est petit.

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